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jeudi 21 octobre 2010

Omar et le défi de la prospérité

Omar dans sa boutique
Il se présente comme « l’ami des artistes avec un portefeuille relationnel bien garni, grand communicateur » , armé par-dessus tout d’une ferme volonté de réaliser ses rêves: il s’appelle Omar Mambone et a 31 ans. Il gère déjà une petite entreprise qui porte le nom de sa famille. L’histoire de cette boutique de vente de CD et cassettes est un véritable success story. Omar parle tellement bien du FAIJ (Fonds d’Appui aux Initiatives des Jeunes) qu’il est difficile d’imaginer qu’il a traversé mille et une difficultés pour décrocher son premier crédit.

« J’ai reçu un million de francs pour commencer mon business » nous explique-t-il en hésitant à nous dévoiler le montant du prêt. « Ces dernières années, j’ai suivi plusieurs formations avec le FAIJ, mais après il a fallu que je trouve un aval de mon oncle à la retraite, un plan d’affaires convaincant des personnes ressources à l’ambassade de France et au Ministère de la Jeunesse auxquels j’ai écrit». Omar fait aujourd’hui la fierté de la famille Mambone et surtout du Centre Culturel Français qui a désormais à ses portes une boutique de référence de cassettes et CD originaux . Ce n’est pas rien dans un contexte de piraterie des œuvres musicales.


« Je n’ai pas encore accusé de retard dans le remboursement de mon prêt bien qu’il y ait des moments difficiles. Je dois payer environ 30 000 francs CFA en 36 mensualités. Heureusement que le FAIJ ne me fait pas trop de pression ». Omar a réussi aujourd’hui grâce à sa persévérance là où bon nombre de jeunes ont échoué . Le frère d´Omar Sayouba suit ses pas et le remplace quand il n’est pas là pour faire la promotion des artistes et musiciens.


Conditions d’éligibilité au FAIJ

- Etre jeune de 15 à 35 ans
- Avoir suivi avec succès une formation en entreprenariat
- Avoir un projet générateur de revenus et créateur d’emploi
- Etre de bonne moralité
- Avoir l’aval d’un mentor et/ou parrain
- Accepter que le fonds assure le suivi de l’activité de l’entreprise et cela jusqu'au remboursement intégral du prêt
- Participer aux actions de formation et d’encadrement proposées par le fonds

Conditions d’octroi du prêt

- Taux d’intérêt : 2 à 4 %
- Montant de crédit : de 200 000 à 2 000 000 de Francs CFA
- Durée : 3 à 36 mois
- Différé : 0 à 6 mois

Fati & Rabo

mercredi 20 octobre 2010

Alizèta Kouanda : Un exemple de réussite par la micro-finance

Alizèta Kouanda, grossiste au marché central de Ouaga
Nous sommes au marché central de Ouagadougou. Au quartier des fruits et légumes, les vendeuses discutent et marchandent avec les clients. Parmi les petits hangars qui servent de boutiques pour ces dames, un se distingue de par sa taille et la quantité des marchandises. Au milieu de ces fruits et légumes de saison, s’affaire Alizèta Kouanda. La quarantaine bien remplie, elle est l’une des grossistes qui approvisionne le marché des fruits et légumes.
Avant de devenir grossiste, Mme Kouanda était détaillante comme ses voisines. Son changement de statut, elle le doit à la micro-finance. Avec deux autres de ses consœurs, Alizèta Kouanda a contracté un prêt auprès d’une institution de la micro-finance. Les 350 000 francs CFA qu’elle a obtenus lui ont permis d’augmenter son capital et d’accroître son activité. D’ailleurs elle le dit assez fièrement : «C’est un peu grâce à la micro-finance que je suis devenue grossiste.»

Obtenir plus de crédit pour étendre ses activités


A peine quatre mois après avoir obtenu le crédit, Alizèta est devenue un exemple de réussite pour son voisinage. Aujourd’hui, elle s’est fixé comme objectif de mobiliser les femmes de son entourage, pour les orienter vers la micro-finance. Car comme elle le dit : «Tout a changé pour nous parce que nous avons eu de l’argent. Pour cela, nous essayons de mobiliser les femmes et de les orienter vers les institutions de micro-finance.»

Malgré les difficiles conditions de remboursement qu’elle déplore, Mme Kouanda envisage de contracter un second prêt. «Si nous arrivons à obtenir 15 ou 20 millions de francs CFA, ça nous arrangerait», a-t-elle indiqué. Son ambition étant d’étendre davantage ses activités. Elle envisage d’utiliser le prêt qu’elle aurait pour importer les fruits de l’Europe.

Pour retrouver le reportage complet, visitez le site de la Radio Garkuwa.


Ali Abdou
Jacques Théodore Balima

mardi 19 octobre 2010

Yassia et Mohammed en banque : 1 même itinéraire, 2 appréciations différentes

Yassia Sawadogo et Mohammed Lamine sont des clients d’une banque de Ouagadougou. Mais avant de se retrouver dans cette institution bancaire panafricaine, les deux hommes ont d’abord adhéré à une caisse populaire. S’ils ont tous deux rejoint ECOBANK, tout en étant toujours membres du système financier décentralisé (SFD), ils n’ont pas pour autant la même appréciation des prestations de la banque.

Yassia Sawadogo déteste attendre en banque
Dans la vie, l’on peut bien connaître le même itinéraire et ne pas avoir la même vision de la réalité. C’est notamment le cas de Yassia Sawadogo et Mohammed Lamine. Préalablement membres d’une caisse populaire de la place, ils sont devenus aujourd’hui des clients d'une banque. Ils l'ont rejointe pour la même raison: leurs affaires ont prospéré et ils ont senti la nécessité de voir plus loin.

Mais, bien qu’ayant le même cheminement et étant dans la même banque, ils ont des appréciations différentes des prestations offertes.



Autre son de cloche

Mohammed Lamine Kouanda dit n’avoir aucun problème avec sa banque
En tous cas, ils ont eu des réactions tout à fait contrastées quand nous leur avons demandé si tout se passait bien avec leur nouveau partenaire. A cette préoccupation, voici la réponse de Yassia : « En banque, on a souvent des problèmes. Surtout quand on veut effectuer urgemment des retraits d’argent. Cela s’explique par le fait qu’il n’y a pas assez de guichets. L’on peut facilement passer une ou deux heures à attendre. Et ce n’est pas du tout intéressant». Chez Mohammed Lamine Kouanda, c’est un tout autre son de cloche que nous avons entendu : « En banque, je n’ai aucun problème. Tout se passe bien».

Comme quoi, un chemin identique en finance ne mène pas forcément au même bonheur.

Grégoire B. BAZIE
Aminata KABORE

lundi 18 octobre 2010

La micro finance au Burkina Faso : réglementation et défis

Au pays des hommes intègres le secteur de la micro finance connaît une croissance soutenue, aussi bien en terme de bénéficiaires, d’encours d’épargne, de crédit que de variétés de produits proposés. Plus d’un million de membres se partagent 261 institutions de micro finance, d’où la nécessité d’améliorer le cadre socio-économique légal, réglementaire et fiscal du secteur.

En discussion avec les participants
Selon Mme YVETTE DJIGMA directrice de la micro finance au ministère burkinabé de l’économie et des finances plusieurs textes régissent le secteur dans le pays. Le plus important est la loi n°023-2009/AN du 14 mai 2010 portant réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD). Ce texte est une loi commune aux pays membres de l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine) et uniformise la réglementation du secteur dans l’espace communautaire. C’est elle qui impose désormais que les institutions de micro finances soient appelées systèmes financiers décentralisés.

Coordination et supervision assurées par l’état

Évoquant la typologie des institutions de micro finance dans son pays elle a indiqué six types dont les institutions mutuelles ou coopératives d’épargne et de crédits constituent la frange la plus importante tant en terme de nombre que de volume d’opérations d’intermédiation financière. Le secteur évolue. Les SFD se multiplient. Leurs membres s’accroissent. Et les services qu’elles offrent se diversifient. Pour assurer sa mission la direction rencontre plusieurs difficultés. 17 inspecteurs pour plus de 260 SFD sur l'ensemble du territoire.

De nombreux défis

Pour Mme YVETTE DJIGMA les principaux défis de la micro finance au Burkina Faso concernent entre autres la viabilité financière des SFD. En effet les  SFD ont du mal à couvrir l'ensemble de leurs charges de fonctionnement grâce aux revenus financiers générés par leurs activités. Ils doivent aussi relever le defi de toucher le plus grand nombre d'agents économiques, ainsi qu'offrir des produits financiers adaptés, augmenter le nombre de points de service et mobiliser des ressources plus importantes.

Développement du secteur de la micro finance au Burkina Faso
Elle a terminée son exposé en indiquant que la micro finance à elle seule, ne peut pas lutter contre la pauvreté. Il faut de la part des pouvoirs publics, un accompagnement en services sociaux de base tels que l’éducation, la santé, la formation professionnelle, la mise en place d’infrastructure telles l’électrification, la téléphonie, l’eau potable. La directrice s’est par la suite prêtée aux questions des participants pour les éclairer davantage sur le sujet jugé très intéressant.

Pour plus d'information veuillez lire l'interview avec Yvette Djigma publié par Fasozine.

Par Razak & Hawa

dimanche 17 octobre 2010

Qu'est-ce que les gens pensent des cauris d'or?

Ce micro-trottoir a été réalisé mi-octobre à Ouagadougou. La question était de savoir si les gens sont d'accord avec un projet de loi qui va interdire les cauris d'or.